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La diversité linguistique, une richesse nationale et un atout pour le rayonnement international de la Mauritanie

Groupe Studio HOLPAC

22/10/2026 Nouakchott – La rédaction de HOLPAC estime que le débat autour de l’usage de la langue arabe dans les correspondances administratives du ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement mérite d’être replacé dans une perspective plus large : celle de l’identité plurielle de la Mauritanie, de ses engagements internationaux et de sa capacité à faire de la diversité linguistique un véritable instrument de rayonnement.

En réaction aux précisions apportées par le ministre Mohamed Babana, porte-parole du gouvernement, concernant la circulaire relative à l’usage exclusif de l’arabe dans les correspondances de son département, notre rédaction rappelle que la langue arabe occupe une place fondamentale dans l’identité nationale. Elle est la langue officielle de la République, conformément à la Constitution. Toutefois, la Mauritanie possède également un patrimoine linguistique et culturel d’une grande richesse, que le texte constitutionnel reconnaît explicitement.

L’article 6 de la Constitution établit que les langues nationales sont l’arabe, le Pulaar, le Soninké et le Wolof. Le préambule constitutionnel reconnaît par ailleurs la diversité culturelle comme un fondement de l’unité nationale et de la cohésion sociale, et affirme la responsabilité de l’État dans la préservation et la promotion de ce patrimoine commun. Cette reconnaissance constitue un acquis important qui invite à considérer la pluralité linguistique non comme une contrainte, mais comme une richesse à valoriser.

Une Mauritanie plurilingue, au carrefour de plusieurs espaces culturels

La Mauritanie possède une identité singulière, à la croisée des mondes arabe, africain et sahélien. L’arabe, le Pulaar, le Soninké et le Wolof témoignent de la profondeur historique de ses communautés, de leurs traditions orales, de leurs expressions artistiques et de leurs liens avec les peuples voisins.

À cette diversité de langues nationales s’ajoute l’ouverture aux langues de communication internationale, notamment le français et l’anglais. Le français conserve une place dans les échanges institutionnels, diplomatiques, éducatifs et économiques, tandis que l’anglais occupe une place croissante dans les relations internationales, les technologies et les opportunités de coopération. Cette pluralité représente un avantage stratégique pour un pays qui souhaite renforcer sa présence en Afrique et dans le monde.

Pour la rédaction de HOLPAC, la richesse d’un pays ne se mesure pas uniquement à ses ressources naturelles ou à ses infrastructures. Elle se mesure aussi à sa capacité à transmettre ses idées, à faire connaître sa culture, à dialoguer avec les autres peuples et à représenter ses intérêts dans plusieurs espaces linguistiques. La Mauritanie dispose, à cet égard, d’un patrimoine humain et linguistique qui mérite d’être davantage valorisé.

Des engagements internationaux qui invitent au dialogue et à l’ouverture

La Mauritanie affirme dans sa Constitution son attachement aux conventions internationales auxquelles elle a souscrit. Elle est également membre de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 1980, ce qui témoigne de son engagement dans un espace de coopération culturelle, linguistique et diplomatique réunissant des pays de différentes régions du monde.

Cette appartenance ne remet nullement en cause le statut de l’arabe comme langue officielle. Elle traduit plutôt la possibilité, pour la Mauritanie, d’assumer pleinement plusieurs dimensions de son identité : arabe, africaine et ouverte aux échanges internationaux. La participation à la Francophonie, les relations avec les pays arabophones et les coopérations avec les partenaires africains peuvent ainsi se renforcer mutuellement.

Dans cette perspective, la rédaction de HOLPAC considère que la politique linguistique d’un État doit également être pensée comme un outil de dialogue, d’influence et de diplomatie culturelle. La reconnaissance des langues nationales et la maîtrise des langues internationales peuvent contribuer à mieux défendre les intérêts du pays, à attirer des partenariats et à faire entendre la voix de la Mauritanie dans les grandes instances internationales.

La maîtrise des langues, un atout pour la diplomatie et la représentation nationale

Lors de leurs déplacements à l’étranger, les responsables politiques et institutionnels représentent la Mauritanie devant des partenaires, des investisseurs, des organisations internationales et des médias. La capacité à s’exprimer directement dans les langues de leurs interlocuteurs constitue un avantage réel : elle facilite les échanges, renforce la précision du message et permet de nouer des relations plus spontanées.

Sans faire de la maîtrise individuelle de plusieurs langues une obligation uniforme pour tous les responsables, notre rédaction estime qu’il serait pertinent de renforcer les compétences linguistiques au sein de l’administration, de la diplomatie et des institutions culturelles. L’arabe, le français et l’anglais peuvent notamment contribuer à élargir les possibilités de communication directe, sans que le recours à l’interprétation, indispensable dans de nombreuses rencontres multilingues, soit considéré comme une faiblesse.

La valorisation du Pulaar, du Soninké et du Wolof doit, elle aussi, trouver toute sa place dans les politiques publiques, les médias, l’éducation et la production culturelle. Ces langues portent des savoirs, des récits, des traditions et des visions du monde qui constituent une part essentielle du patrimoine mauritanien. Leur promotion peut également renforcer les liens avec les communautés de la sous-région et favoriser une meilleure représentation de la diversité nationale.

Faire de la diversité linguistique un levier de développement culturel

En tant qu’acteur des médias et de la production audiovisuelle, HOLPAC rappelle l’importance de donner une visibilité concrète à cette pluralité. Les chaînes de télévision, les plateformes numériques, le cinéma, la radio et les contenus éducatifs peuvent contribuer à faire vivre les langues nationales, à documenter les patrimoines oraux et à rendre les productions mauritaniennes accessibles à des publics plus larges.

La future génération de créateurs et de professionnels de l’audiovisuel doit pouvoir s’appuyer sur cette diversité pour concevoir des œuvres capables de circuler en Mauritanie, en Afrique et au-delà. Le développement de contenus multilingues peut favoriser l’inclusion, soutenir les industries culturelles et créatives et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes talents.

Pour notre rédaction, le véritable enjeu n’est donc pas d’opposer les langues entre elles, ni de remettre en question la place constitutionnelle de l’arabe. Il s’agit plutôt de rechercher un équilibre qui permette de préserver la langue officielle, de promouvoir les langues nationales et de renforcer les capacités de communication internationale du pays.

La Mauritanie possède une richesse linguistique qui peut devenir une force diplomatique, culturelle et économique. La valoriser dans le respect de la Constitution, des engagements internationaux et de la cohésion nationale serait une manière concrète de faire de sa diversité un facteur de rassemblement et un levier de rayonnement à l’horizon 2035.

 

 

Rédaction HOLPAC MEDIA

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Source : HOLPAC MEDIA

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